JdF des Marches de Bretagne
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Samedi 31 octobre

Dim 25 Oct 2020 - 16:32 par Trisk-Hell

Qui sera présent, ce samedi, et pour jouer à quoi ?

De mon côté, je ne serai pas là mais il est toujours possible de s'organiser pour récupérer les clés.

Commentaires: 8

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Une folle histoire de clowns

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Message par Thieum Dim 24 Nov 2019 - 16:18

Pour inaugurer cette nouvelle section, je vais poster les différents préambules des parties jouées au club. Je l'enrichirai bientôt de la "biographie" de certains de mes personnages au nez rouge. Si jamais vous êtes perdus, je vous invite à aller visiter le trombinoscope de mes joyeuses figurines.

Bonne (re)lecture à tous!

Partie du 09/11/19

Brittia… Armorique… Bretagne… Ce nom sonne comme un paradis oublié… Un Eden… Cette partie du monde pré-apocalyptique était connu des anciens pour son climat clément où le soleil était présent à tout moment de la journée, où la douceur rendait la vie agréable et où la pluie tombait juste assez pour offrir à ses habitants un environnement parfait et un cadre de vie idyllique où la végétation pouvaient y pousser gentiment. Les mauvaises langues (ceux qui n’y avaient jamais vécu) en parlaient comme d’une partie du monde humide, aux eaux glacées et aux plages recouvertes d’algues vertes : ignorance et jalousie… surtout chez les Normands.

Mais le monde a changé et le climat s’est dérèglé : les périodes de sécheresse s’allongent et se répètent, la végétation n’existe plus que sous la forme de troncs brûlés dépassant d’un paysage désolé. Quand ces ères s’arrêtent, c’est pour laisser la place à des pluies diluviennes charriant déchets, corps en putréfaction de petits mammifères mais aussi ceux des derniers survivants dont les abris avaient été inondés. La pluie tombait déjà depuis au moins 2 lunes et les survivants en étaient presque à espérer revoir le soleil torride et ses méfaits. Cette pluie ne permettait même pas de refaire les réserves d’eau potable et réussissait à s’infiltrer partout, faisant moisir les dernières rations.

Même l’humeur d’habitude joviale (drogues oblige) des Jokers était touchée par cette météo cauchemardesque. Il faut dire qu’une partie de la réserve de cachets avait été emportée par les flots et la tension montait entre les membres… Surtout depuis l’arrivée des 3 nouveaux qui, derrière leurs masques colorés ou leur bouille sympathique, ne cessaient de prendre de la place et voulaient faire tomber le roi au flammer. Seule Grusha était ravie de l’arrivée de ces nouveaux : son ami Yuliya débarquait avec ses minis pingouins si mignons avec leurs petits bâtons de dynamite. Même Mishka semblait apprécier de revoir une partie de sa faune locale qu’il pensait à jamais disparu.

Ces membres nouvellement apparus rêvaient d’en découdre rapidement pour éliminer les tensions au sein du Gang mais aussi paraître légitimes à une part du butin. Les dernières sorties s’étant soldées par des échecs, les participants pansaient encore leurs plaies ou souffraient de crises de manque qui les laissaient sur le carreau. Il fut donc assez vite décidé que ce seraient les nouveaux qui iraient défendre le territoire et ramener les doses nécessaires à la survie du Gang.

La pluie tombait encore ce matin et son écho résonnait dans les bâtiments en ruine. Partis en éclaireurs à la recherche d’une source ou de gibier, les 5 clowns avançaient prudemment dans les décombres de la ville. La faim les tenaillait mais la volonté de s’intégrer entièrement et la récompense d’une prochaine dose les tenaient en éveil.

Dans le chaos provoqué par la pluie, les sons étaient étouffés : une chance pour éviter de se faire repérer. Cependant, Yuliya était aux aguets, ses pingouins se montraient méfiants depuis ce matin et ils ne la laissaient pas avancer sur le chemin sans y être passés avant. L’un d’eux se mit alors en arrêt tel un limier: un bruit de tambour retentissait et des voix gutturales commençaient à se faire entendre.

« Put#@, c’est quoi ? C’est un concert de Metallica ou c’est JoeyStarr qui a retrouvé sa Merco défoncée et qu’est pas content ? lance Ievgeni à ses compagnons.
- Je sais pas… En tout cas, Riri, Fifi et Loulou sentent la bagarre et c’est plutôt bon signe. Allez, on fait la marche du pingouin et on y va.
- Tu veux pas savoir sur qui qu’c’est qu’on est tombé ? Ça se trouve, un p’tit coup de baril et y a plus personne.
- Bah tu crois que c’est des saucisses qu’ils ont attachées sur leurs ceintures, glandu ! Laisse-les faire, on verra bien si on entend BOUM.
Mais les martèlements des tambours se faisaient plus pressants voire oppressants.

Du haut d’une butte, Olya se mit en observation : les Khans étaient là, lancés dans une danse quasi frénétique autour d’un autel. Chuluun lançait des incantations dans une langue depuis longtemps disparue dont seuls quelques chamans connaissaient encore l’utilisation. Les géants portaient des masques aux formes indistinctes tandis que le petit jetait des choses dans le feu central. A chaque fois, sa voix s’élevait au-dessus du vacarme et les flammes prenaient une teinte verdâtre, rappelant la peau des protagonistes. Malgré leurs grandes statures et leurs régimes alimentaires particuliers, les Khans souffraient aussi des pluies incessantes et s’étaient lancés dans un appel aux anciens dieux du monde afin d’arrêter le déluge. Cette cérémonie avait donc pour but de demander la clémence des dieux mais seuls les sacrifices humains avaient de la valeur.


Dernière édition par Thieum le Dim 24 Nov 2019 - 16:29, édité 1 fois
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Message par Thieum Dim 24 Nov 2019 - 16:27

Partie du 05/10/19

A Liffré City, la vie est rude, très rude. Tout est problématique : comment manger ? Comment s’abriter ? Comment se réapprovisionner en kérosène ? …

Vladd et ses comparses pyromanes sont à sec et la ville a épuisé ses réserves, elle n’offre plus rien mais le camp Joker est installé ici depuis trop longtemps et le déménager serait trop compliqué et risqué. Même si ils ne possèdent plus grand-chose, les Jokers pourraient perdre encore plus.

Un jour, Ma grommelle dans sa barbe de trois jours (et oui, même plus de rasoir Gilette Vénus depuis l'apocalypse!)
« Merde, la maison sent p’us pareil. La maison sent p’us pareil. Hey, les couillons ! Pourquoi qu’ça sent plus comme d’habitude !
- Bah Ma, ch’uis à sec depuis des mois déjà et les citernes sont vides, lui répond Vladd.
- C’est ça ! C’est ça ! Ca sent plus l’essence ! Faut faire que’que chose. Prends des bouffons avec toi et pars nous faire le plein. J’en peux plus. Je vais devoir sniffer l’embout de mon allume-cigare. Cassez-vous et ne revenez qu’avec du fuel !
- Ok Ma, tu vas t’en sortir toute seule ?
- Mais oui, qu’est-ce tu crois ? Qu’on peut pas se défendre, nous les filles ? Allez, casse-toi !
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Message par Thieum Dim 24 Nov 2019 - 16:29

Partie du 20/07/19

Il n’est jamais facile de vivre dans un monde post-apo : les dangers y sont constants… Et je ne parle pas seulement de l’air irrespirable, des pluies acides, des eaux impures, du manque de gibier comestible (essayez le Fangeux grillé et vous verrez votre bouche et votre estomac fondre littéralement !) mais aussi de toutes ces fichues créatures qui traînent partout, toujours prêtes à vous bondir dessus, des virus mutants qui vous font passer du mauvais côté (bon… c’est vrai que dans le monde d’EDEN, la frontière entre le « bon » et le « mauvais » côté est fine et surtout, on ne sait toujours pas s’il existe un bon côté) sans oublier tous les gangs qui se tapent dessus le plus régulièrement possible pour affaiblir l’ennemi et lui prendre son territoire.
Bref, survivre reste un défi. Mais depuis quelques temps, une seule idée obnubile les Jokers : foutre une raclée à ces affreux monstres. Non, pas le Bayakoyé ! Non, pas l’Alghûl ! Non, pas Katanga. Mais tu le fais exprès ou quoi ! Pas Ar’Gamon ! Non… Les Khans !
« Y en a marre de ces saletés de géants verts !
- Ouais ouais ! Et ils ne ramassent même pas de maïs en plus!
- Et ils nous tapent toujours dessus…
- Et ça fait maleeeeuuuuhhhh !!
- Ouais, on dirait parfois même que plus on les tape, bah plus ils nous tapent fort après… ou avant d’ailleurs !
- Y en a un, il crame pas non plus, c’est pas du jeeeeeeuuuuuuuuhhhhhh… Bbbbbbooooooouuuuuhhhhh !
- Fermez vos gueules bandes de lâches ! C’est parce qu’on les attaque de front qu’ils nous tatanent, c’est pas une tactique digne des Jokers ça ! On a qu’à les prendre par derrière… Te marres pas toi là-bas avec ton panneau ! Je reprends : vous êtes des cons. Voilà, j’ai fini.
- Merci Ma, c’est toujours bon de t’entendre nous remonter le morale après une déculottée.
- De rien, mon petit, c’est le travail d’une matriarche non ? Prendre soins des siens. D’ailleurs, je vous présente 2 nouvelles recrues, 2 filles… Bogdana, fais pas la gueule, tu sais que t’es la préférée du patron et que tu seras de toutes les bagarres. Bref, voilà Elenia, la lanceuse de couteaux (non Bogdana, elle ne prendra pas ta place !) et Olya et ses cerceaux. Elle devrait nous aider contre les Khans.
- Zzzzzooooouuuuuulies !!!!
- Anton, arrête de te frotter à ton panneau ! Tu vois pas que tu les gênes non ?!
- Ma !! Ma !! Ils reviennent !
- Ahah !! C’est le moment de savoir si vous allez servir à quelque chose les pétasses. Allez c’est parti !
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Message par nicos Dim 24 Nov 2019 - 19:21

T'as prévu de sortir un bouquin sur tes jokers jocolor
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
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Message par Thieum Dim 24 Nov 2019 - 19:34

Chut! C’est une surprise pour Noël Wink
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Message par Thieum Sam 21 Déc 2019 - 8:51

Partie du 14/12/19

Liffré City est un carrefour pour les gangs : entre ceux qui arrivent du Sud et « rêvent » de l’hiver nucléaire, ceux qui font le chemin inverse car il leur semble que la misère serait moins pénible au soleil, ceux qui veulent traverser l’océan pour (re)découvrir un continent dont on n’a plus de nouvelle depuis longtemps et, enfin, ceux qui sont là, qui ne veulent pas partir et surtout ne pas perdre leur place dans cet endroit du monde qui, sans être épargné par la vie post-apocalyptique, reste plus « accueillant » que d’autres déserts humains ou de ruines citadines.

Parmi les gangs qui ont fait de ces ruines leur repaire, on peut compter sur une bande de joyeux grognons pyromanes sous acide. Ces derniers-temps, une question s’était pourtant posée : est-ce que ce n’est pas le moment de laisser la ville aux géants Khan ? Après peu de victoires et beaucoup de victimes à grelots, la matriarche en est arrivée à préparer son héritage et à laisser sa place pour que le gang survive ailleurs. Si ces géants voulaient étendre leur territoire sur le sien, la vieille vendrait chère sa peau quitte à ce que ce soit sa dernière bagarre.

Mais depuis peu, les mangeurs de maïs étaient discrets, peut-être rentrés en hibernation, alors que la contrée était traversée bien trop régulièrement par divers groupes. En temps normal, pour Ma, ces passages ne la faisaient pas trop grogner… enfin on s’entend, c’est Ma. Mais là, les derniers évènements internes au gang l’avaient secouée et elle voulait se rassurer sur la valeur combative de son gang et aussi leur mettre la pression à ces pu#@% de drogués.

« Debout, bordel ! Vassiliev, regarde ! Ton demi-vélo est tout rouillé. Il est temps que tu te bouges le derch’.
- Mais Ma ! Tu dis toujours que je suis un bon à rien.
- Ouais bah justement crétin ! Tu vas faire le ménage dans le quartier. Y en a marre de voir passer du monde. J’aime pas voir toutes ces bandes traîner dans le coin. Tu prends la danseuse, sa copine aux cerceaux, vous prenez 2 p’tits rats pour compléter et vous me ramener des têtes. Du mutants, de l’humain, du robot… rien à bra%€ »# mais j’veux une victoire ! Allez, dégage !
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Message par Thieum Sam 21 Déc 2019 - 8:52

Partie du 14/12/19

Vladd était chafouin depuis longtemps. Certes la vie de survivant de l’apocalypse n’était pas facile mais à cela se rajoutait des nuits difficiles et agitées… Des rêves, des apparitions le hantaient depuis toujours mais ces derniers temps, ils étaient plus fréquents, plus intenses aussi. Ce n’était pas le moment d’y penser, il s’y pencherait plus tard.

Le gang, dont il aurait la responsabilité entière un jour, avait beaucoup grossi ces derniers temps et ça ne lui déplaisait pas tant que ça. Il pouvait éviter la vieille rombière plus facilement et ça, forcément, c’était un point positif. Malheureusement, les nouvelles recrues n’avaient pas toutes marqué d’une victoire le clan et ça commençait à lui les briser sévère. Il ne pouvait être de toutes les bagarres non plus, il y avait parfois d’autres missions toutes aussi importantes à achever pour que le gang survive plus longtemps.

La récente victoire avait redonné de la confiance à quelques-uns mais Ma faisait toujours la gueule… enfin comme d’hab’ mais en pire. Ça se voyait, elle en avait marre de voir toutes ces tronches du matin au soir toujours en train de se plaindre. C’est vrai qu’ils se plaignaient tout le temps mais s’ils arrêtaient de prendre des volées régulièrement, ils se plaindraient moins, sûrement. Et pour changer ça, Vladd pouvait leur donner un coup de main, euh de flammer plus exactement. Ça lui permettrait de faire un peu d’exercices et vérifier que le matos fonctionne toujours. De plus, lors de la dernière victoire, la bande n’avait pu abuser de substances hallucinogènes car, avec le nombre croissant de membres, le stock partait en fumée (c’est aussi le cas de le dire). C’est aussi pour ça que le moral n’était que remonté que légèrement.

Allez, une bonne bagarre, ça va remettre tout le monde d’aplomb et si on peut ramasser quelques cachetons, bah ce sera en bonus ! se dit Vladd.

« Grusha ma belle, tu vas me sortir tes grosses bébêtes et la petite aussi, on va aller leur faire prendre un peu l’air.
- Ça me va, chef ! Tu veux prendre aussi notre petit lapin aux couteaux ?
- Pourquoi pas ? Même si je sais que Bogdy va me faire la tronche quand je me repointerai… Put# » de bonnes femmes. »

Vladd avait de quoi s’inquiéter : la Résistance avait établi un camp de base non loin et sa tête était mise à prix. Pour ce boulot, il fallait des gros bras et ça, Stef en avait dans son stock !
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Message par Thieum Mer 26 Fév 2020 - 13:36

Remontons dans le temps et cherchons à connaître un peu mieux ces gais lurons.

Un cri déchire la nuit puis les pleurs d’un bébé.

La vie continue de se développer même si les naissances viables se font rares dans ce monde : le taux de radioactivité dans l’air et le manque de place dans les abris contrôlés par N.O.E rendent la vie à l’extérieur difficile. Et c’est sans compter sur les périodes de sécheresse alternant avec les périodes de pluies incessantes où même le mercure a du mal à trouver une logique aux saisons.

Cependant, certaines femmes semblent encore pouvoir laisser une trace d’humanité sur la planète. Quand c’est le cas, elles sont chouchoutées et vénérées telles des déesses de l’ancien temps.

L’une d’elles avait survécu à bien des obstacles et des malheurs lorsqu’elle enfanta pour la 1ère fois. Elle avait réussi à fuir ses « protecteurs ». Ils espéraient tellement une fille alors qu’elle le sentait, ce ne serait pas le cas et leur déception serait grande.

Pas facile de survivre seule et enceinte. Pourtant, elle y parvint, se nourrissant de ce qu’elle trouvait sur son chemin, chassant ce qu’elle pouvait. Tout est pourri et contaminé ici mais le système immunitaire de l’inconnue était robuste et sa volonté de donner la vie semblait tenir la mort à distance. Toutefois, c’est la peur qui était la plus difficile à gérer : les « protecteurs » voulaient absolument lui mettre la main dessus et des raids étaient organisés afin de la récupérer. Elle était constamment aux aguets pour éviter les patrouilles et son sommeil était haché, elle se réveillait à chaque bruissement proche ou lointain.

Mais un jour, après avoir mis une grande distance (du moins, elle l’espérait) avec ses poursuivants, la femme trouva abri dans une tanière inhabitée, elle tomba de fatigue, des douleurs lui tiraillant le ventre et le dos, et sombra, inconsciente. Ses rêves, ses cauchemars, ses délires, ses retours conscients, tout se mélangeait dans son esprit : des robots lui couraient après, elle entendait parfois le bruit de moteur ou sentait des odeurs… Mais cette fois, le contact de cette main sur son épaule lui semblait réel. Et cette voix aussi, si douce parmi la rudesse de ce monde, lui paraissait irréelle mais pourtant si proche. Les mots lui étaient incompréhensibles tout en étant apaisants, elle sentait que l’on s’occupait d’elle, de son bébé qu’elle voulait tellement voir. Soudain, ses forces l’abandonnèrent dans un cri effroyable, toute la vie présente en elle s’échappait. Elle aurait voulu la retenir, lui dire qu’elle voulait encore être là, mais c’était trop tard… la nuit l’avalait.

« Allez, magne-toi sinon on va le perdre !
- Hey, ch’fais ce que je peux ! J’te rappelle que j’ai juste vu une fois papy faire ça avec une vache… Et elle, c’est pas une vache !
- C’est vrai mais là, de toute façon, maintenant, elle ne criera plus jamais si elle a mal. Allez sors, le bébé. »

La décision est prise : il faut sortir le bébé coute que coute et espérer qu’il puisse survivre. Après de longues minutes, le corps du nouveau-né est sorti et ses pleurs transpercent la nuit.

« Put#&@, il est vivant ! Il est vivant ! C’est un sacré survivant çui-ci !
- Vrai ! Faut qu’on se bouge si on veut le garder. Va la trouver. Elle, elle saura quoi faire. »

L’homme s’éloigna pour rejoindre le bivouac, situé plus bas. Son arrivée suscita la surprise et la frustration.

« T’es plein de sang mais t’as pas l’air blessé et t’as rien à bouffer non plus ! Tu te fous de nous !
- On a trouvé un bébé et il est vivant ! On s’est dit qu’on devait le garder… Elle pourra le nourrir tu crois ?
- Tu t’avances ! Elle ne voudra p’tête pas. Elle peut en nourrir un mais pas deux.
- On verra, peut-être que c’est aussi le bon moment… je vais lui demander.

Le porteur du bébé marcha quelques pas en direction de sa tente. Il appréhendait cette rencontre, il savait que la matriarche n’aimait pas les nouvelles têtes et encore moins quand cette tête ne ramènerait aucune nourriture et qu’elle allait en consommer. Un bruit de succion lui parvint derrière la mince cloison de la tente, elle était occupée… Fallait-il la déranger maintenant et prendre le risque de tout perdre ou mieux valait-il attendre sans garantie de gagner ?

« Ma ? Ma ? Je peux te parler ? »
Le grognement typique de la femme se fit entendre. Difficile d’interpréter cette réaction : « Entre » ou « Va te faire fo#§$ »? De toute façon, il était trop tard pour reculer. En plus, le bébé ne pouvait pas attendre, il fallait prendre une décision : le nourrir ou le laisser aux charognards.

« Ma, regarde ce qu’on a trouvé pendant notre avancée. » Il tendit le bébé à la femme. Elle-même tenait un bébé contre son sein. Ce dernier ne tétait plus et semblait être endormi.

« Sa mère est morte en couche. Elle était seule, cachée dans les rochers. Il a fallu qu’on sorte le bébé… On pensait qu’il serait mort mais non, il a l’air de tenir le choc. T’en penses quoi ?
- Rrrmmrmrrr. Approche-le pour voir. Je veux voir ses yeux. Eux seuls me diront s’il survivra ou s’il faut l’abandonner. Tu sais que ce n’est déjà pas facile avec mon p’tit Yüri…

Le serviteur tendit l’enfant et le plaça devant le visage de la femme. Elle était épuisée, cela se voyait : ses yeux brillaient de fatigue, des cernes creusaient son visage déjà émacié et depuis quelques jours, elle ne mangeait plus beaucoup.

L’accouchement avait été éprouvant et s’était déroulé sous le feu ennemi. Le gang, encore peu nombreux, avait dû fuir et trouver un nouveau refuge ; la jeune maman avait été secouée tandis que le bébé, bien emmitouflé, avait été porté le plus délicatement que puisse le faire un clown pressé.

Le tête à tête dura longtemps. Le nouveau-né ne pleurait plus et regardait ce visage, le premier qu’il voyait et qui le marquerait. Ma sondait ce bébé puis d’un geste brusque, s’incisa le téton droit. Une perle de sang apparut. La mère plaça la bouche contre son sein.

« Comme ça, il aura déjà le goût du sang et ça le rendra plus fort. Laisse-le-moi. Je vais voir s’il tient le coup et si je peux nourrir les deux… En attendant, on peut dire qu’on a un nouveau membre et que s’il survit celui-là, bah il sera costaud… »
- Tu lui donnes un nom ou tu préfères attendre de voir ?
- Je vais lui donner… Je sens qu’il va survivre… Il faut un nom marquant… Ce sera : Vladd… »
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Message par Anatoli Mer 26 Fév 2020 - 19:14

Eh ben...
C'est un sacré "survivor", le Vladd !! Shocked Shocked
Excellent... Very Happy

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